Les 7 péchés sont les suivants :

  1. « empoisonnement » de l'éducation : selon la FSF, la plupart des enfants reçoivent une éducation informatique qui les incite à n'utiliser que les produits de Microsoft, d'autant plus que Microsoft dépense des sommes d'argent en lobbying et en marketing pour faire pression sur les institutions liées à l'éducation (to corrupt educational departments, dit le texte original) ;
  2. intrusion dans la vie privée : selon la FSF, Microsoft utilise des logiciels (comme Windows Genuine Advantage) pour inspecter le contenu du disque dur des utilisateurs ;
  3. comportement digne d'un monopole : la plupart des ordinateurs vendus le sont après que Windows a été pré-installé, la FSF mentionnant les pressions qu'effectue Microsoft auprès des constructeurs pour que Windows soit pré-installé ;
  4. verrouillage : selon la FSF, Microsoft tente de forcer ses utilisateurs à se mettre à jour, notamment en arrêtant le support technique des anciennes versions de Windows et de Microsoft Office, par exemple ; s'il est recommandé d'être à jour dans les logiciels utilisés, cette mise à jour s'accompagne, chez Microsoft, d'exigences accrues en matière de configuration des ordinateurs (processeurs, puissance, mémoire vive, capacité des disques durs…), ce qui contraint l'utilisateur soucieux de mettre à jour sa version de Windows, par exemple, à changer d'ordinateur, même s'il n'a rencontré aucune panne ;
  5. coup de frein à l'adoption de formats standards : on se souvient qu'après que le format ODF a été reconnu comme un standard ouvert pour les documents de bureautique, Microsoft a mis au point un format concurrent, OOXML, et la FSF affirme qu'un format ouvert comme l'ODF menaçait le contrôle qu'exerce Microsoft sur les utilisateurs de logiciels de bureautique à travers les formats propriétaires de Microsoft Office (comme le .doc) ;
  6. renforcement des DRM : selon la FSF, avec Windows Media Payer, Microsoft est en collusion avec les majors et les grands médias, en apportant des restrictions à la copie et à la diffusion de médias sur son lecteur, la FSF citant même un exemple où Microsoft avertit les utilisateurs de Windows sur les possibilités ou non d'enregistrer les émissions de la NBC ;
  7. menaces sur la sécurité des utilisateurs : Windows n'a plus à prouver sa réputation en matière de failles de sécurité et, comme le code source de Windows est fermé, les utilisateurs de Windows sont tributaires de Microsoft pour les correctifs de sécurité, la FSF prévenant que Microsoft a, toutefois, ses propres intérêts à défendre en matière de sécurité, lesquels ne coïncident pas nécessairement avec ceux des utilisateurs (Microsoft has its own security interests at heart, not those of its users).