Le site informaticien.be reproduit le communiqué de la région wallonne, que voici :

Une faille de sécurité a été détectée pour l'application de navigation internet Mozilla Firefox.

Il est rappelé que seul le navigateur Internet Explorer est autorisé comme outil d'accès aux pages internet et intranet.

Nous demandons à tous les utilisateurs de Mozilla Firefox de procéder à la désinstallation de cette application avant le 27 septembre 2009.

Dès le 28 septembre 2009, l'exécution de Mozilla Firefox deviendra impossible

Or, Internet Explorer est un navigateur qui n'est pas dénué de failles de sécurité : rien que pour Internet Explorer 6 (encore installé et utilisé dans bon nombre d'entreprises et d'administrations), pas moins de 150 failles de sécurité sont connues, outre qu'aucun filtre n'est proposé pour lutter contre le hameçonnage (ce dont nous avons déjà parlé dans un précédent billet, intitulé Internet Explorer 6 en entreprise : il est grand temps de se mettre à jour). Autrement dit, comme le conclut le site informaticien.be, on peut s'étonner d'une telle décision.

Bref, plutôt que de confondre vitesse et précipitation en ostracisant Firefox, les décideurs de la région wallonne à l'origine de cette interdiction auraient mieux fait de vérifier si la version de Firefox où les failles ont été détectées était la plus récente ou pas et d'inciter, si ce n'était pas le cas, à inviter les utilisateurs de Firefox à se mettre à jour, en installant (ou faisant installer) la dernière version en date de ce navigateur : en effet, Firefox fait l'objet de fréquentes mises à jour de sécurité, dûment proposées et documentées.