Migration vers Linux d'une partie des postes de travail d'une branche de la Société Générale
Par Victor Brito, le mercredi 22 octobre 2008, à 11h09 - Systèmes d'exploitation - Lien permanent
La branche BHFM de la Société Générale a récemment révélé qu'elle s'employait à migrer sous Linux une partie de ses 54 000 postes de travail, un projet lancé dès 2006. Le choix de la distribution Linux s'est porté sur SLED 10, éditée par Novell depuis le rachat de Suse. Le MagIT rapporte en détail les motivations et les conséquences de cette migration vers un système d'exploitation autre que Windows.
C'est n'est pas la première grande entreprise à connaître ce genre de mutation, puisqu'en janvier 2007, PSA Peugeot-Citroën annonça la migration de 75 000 ordinateurs et de 2 500 serveurs vers Linux (avec utilisation d'une distribution éditée par Novell). On peut également citer la Gendarmerie Nationale, dont le parc entier (pas moins de 70 000 postes de travail) aura migré vers Linux (dans ce cas, c'est la distribution Ubuntu qui a été adoptée) d'ici 2013 ; ainsi que l'Assemblée Nationale, dont la migration fut réalisée en 2007 après un appel d'offre ayant conduit à l'adoption d'Ubuntu comme distribution Linux.
Si de grandes entreprises ou des institutions comme celles citées précédemment ont franchi, ne fût-ce que partiellement, le pas en passant à un système d'exploitation alternatif qui, en plus de se baser sur des licences libres et de permettre l'ouverture vers des logiciels respectueux de formats ouverts et garantissant l'interopérabilité et la perennité des productions sans douleur (nos députés et nos gendarmes, en même temps qu'ils sont passés à Linux, se sont mis à utiliser le navigateur Firefox et la suite bureautique OpenOffice), génère des économies non négligeables, pour ne pas dire substantielles, puisqu'en tenant compte des milliers de postes concernés par le changement de système d'exploitation, on allège considérablement la facture en matière de licences ; si de grandes entreprises ou des institutions ont franchi le pas, c'est que le jeu en vaut la chandelle.
