Les logiciels libres pour l'éducation et le plan Besson France Numérique 2012
Par Victor Brito, le jeudi 23 octobre 2008, à 12h18 - Lien permanent
Framablog rapporte, dans un billet publié aujourd'hui, un article présentant l'enjeu des logiciels libres pour l'éducation, dans un contexte où l'on connaît, désormais, les grandes lignes du plan France Numérique 2012, présenté par Éric Besson, secrétaire d'État en charge de l'Économie numérique.
Les logiciels libres, un enjeu pour l'éducation
Framablog vient de publier un billet rapportant un article de Raphaël Neuville sur l'enjeu des logiciels libres pour l'éducation. Je suis très loin d'adhérer à l'idéologie de la CNT, dont une des publications contient l'article en question ; mais, je ne peux que saluer une telle initiative, qui a le mérite d'exposer les enjeux du logiciel libre à un public pas forcément averti de façon claire, et ce sans oublier de faire des suggestions de logiciels libres conçus pour le domaine de l'éducation, quel que soit le degré. Framablog ne s'est pas trompé en intitulant son billet « À imprimer en salle des profs et plus si affinité et volonté ». 
Le plan Besson France Numérique 2012 ou de la démonstration qu'il ne faut (presque) rien attendre de l'État
La présentation du plan Besson France Numérique 2012 laisse l'April, l'association de promotion et de défense du logiciel libre, sur sa faim. Si Éric Besson fait le bon constat sur le potentiel du Logiciel Libre en France
, dit Tangui Morlier, administrateur de l'April ; en revanche, l'association déplore que le secrétaire d'État en charge de l'Économie numérique n'en tire pas les conséquences pratiques
: Aucune mesure concrète n'accompagne ce constat. Le Logiciel Libre ne fait pas partie de la politique industrielle du gouvernement.
L'April salue, toutefois, le soutien d'Éric Besson à la lutte contre la vente liée (également appelée « racketiciel »), soutien qui conforte l'action de Luc Chatel et de la DGCCRF.
Et l'association de conclure son communiqué de presse comme suit :
Elle attend cependant davantage de mesures concrètes pour l'exploitation du potentiel du Logiciel Libre en France. Elle appelle enfin le gouvernement à reconsidérer ses procédés législatifs pour les dossiers du numérique. Elle demande notamment un moratoire des lois sur le numérique, un bilan de la législation existante et l'abrogation des mesures discriminatoires à l'encontre des auteurs et utilisateurs de logiciels libres.
Autrement dit : À quand une politique publique du logiciel libre ?
Cela dit, il n'est pas nécessaire d'attendre que l'État montre l'exemple (du moins l'État français, vu que la Belgique est, en la matière, exemplaire en adoptant l'ODF pour l'échange de documents entre ses administrations en lieu et place des formats propriétaires de Microsoft Office) pour franchir le pas et se libérer du monde des formats propriétaires tel qu'incarné par Microsoft. 
