Quand un antivirus malmène Windows XP
Par Victor Brito, le vendredi 14 novembre 2008, à 15h07 - Systèmes d'exploitation - Lien permanent
Une récente mise à jour de l'antivirus AVG peut vite se révéler un casse-tête pour les utilisateurs de Windows XP, d'après ce que rapporte Clubic.
En matière d'antivirus, AVG reste certainement bien placé parmi les outils gratuits les plus performants. Cependant, le week-end dernier fut quelque peu mouvementé pour certains utilisateurs de Windows XP en version française, italienne, espagnole, portugaise et néerlandaise protégeant leur système avec AVG 7.5 ou 8.0.
En effet, la liste noire répertoriant les menaces à supprimer a été mise à jour le 8 octobre dernier et sur cette dernière figurait le fichier
user32.dllen version 5.1.2600.3099, lequel aurait été identifié comme infecté du cheval de Troie Generic9TBN ou PSW.Banker4.APSA. Seulement le hic, c'est qu'il s'agit d'un composant système essentiel au bon fonctionnement de Windows XP. Si l'utilisateur a choisi de mettre ce fichier en quarantaine, ce dernier est détruit ; il devient alors impossible de redémarrer le système.
Même si le tir a été corrigé au moyen de la correction de la base de signatures d'AVG, il n'empêche qu'en utilisant un système d'exploitation autre que Windows, le besoin vital de s'équiper d'un antivirus pour protéger son ordinateur ne se fait pas autant sentir. En effet, même si les systèmes d'exploitation alternatifs font moins l'objet d'attaques que n'importe quelle version de Windows, des systèmes d'exploitation comme Linux ou ceux de la grande famille Unix, de par leur architecture, sont mieux conçus pour faire face aux virus et autres chevaux de Troie et logiciels espions et malveillants de toutes sortes : rien que pour installer un programme, il faut avoir suffisamment de droits pour le faire ou bien avoir l'aval de l'administateur du poste (pour plus de détails, on pourra consulter, par exemple, des extraits d'articles sur les contrôles d'accès aux ressources dans les systèmes Unix et la sécurité de Linux). De plus, la plupart de ces systèmes d'exploitation alternatifs, étant open source, bénéficient de fréquentes remontées, notamment pour les découvertes de failles de sécurités, qui sont rapidement corrigées sous forme de mises à jour proposées de façon plus visible et plus claire que les mises à jour de Windows.
