Voici les éléments de réponse de Tristan Nitot, qui compare, soit dit en passant, la situation de Windows et celle de la distribution Linux Ubuntu.

  1. Ubuntu et Windows sont dans deux situations très différentes. Windows a le monopole de fait des OS pour PC. (Pour info, aux USA, on définit le monopole à « plus de 2/3 du marché »).
  2. Il faut savoir que les monopoles privés sont mauvais pour le consommateur, car on n'est plus dans une situation de « concurrence libre et non faussée », celle qui favorise les prix les plus bas et dont profite le consommateur. Dans une situation de monopole privé, le consommateur n'a plus le choix (par définition) et donc le monopole fixe les prix qui augmentent énormément.
  3. Donc le législateur cherche à limiter le nombre de monopoles. On notera qu'il n'est pas pas illégal d'être un monopole. Par contre, ce qui est illégal, c'est d'utiliser un monopole existant (celui de Windows par exemple) pour gagner une situation de monopole sur un autre marché (les navigateurs Web, par exemple, en intégrant Internet Explorer). Aux USA, la loi anti-trust (anti-monopole) vise à réglementer cela. En Europe et en France, on parle « d'abus de position dominante », mais le principe est similaire.

Ubuntu n'étant pas en situation de monopole (loin s'en faut !), il peut intégrer tout ce qu'il veut. Idem pour Apple avec Safari. Ça n'est par contre pas le cas pour Microsoft, qui tombe ainsi sous le coup de la loi.