Il y a tout de même plein de bonnes choses dans Vista, comme Aero, un système qui permet de naviguer avec des effets 3D, ou encore les fenêtres transparentes. En revanche, les messages de sécurité intrusifs gênent les utilisateurs. Et la puissance demandée pour que le système fonctionne sur un PC nécessitait, il y a un an et demi, de se rééquiper entièrement, poursuit-il.

En décortiquant cette dernière phrase, d'aucuns seront tentés de dire que les éloges que mériterait Windows Vista se réduisent à ce qui peut passer pour des gadgets.

Quant aux messages de sécurité intrusifs, peut-être que Microsoft a oublié que les utilisateurs de Windows étaient habitués depuis longtemps à ne pas les connaître. En effet, les messages de sécurité les plus souvent rencontrés jusque là étaient ceux notifiant l'absence de virus ou de pare-feu, outre qu'il était plus probable de rencontrer un message notifiant une fermeture intempestive d'un programme (avec la mention « Veuillez le signaler à Microsoft » et le choix entre envoyer un rapport et ne pas en envoyer) qu'un message de sécurité.

Quant à la configuration requise pour que Vista ne donne pas l'impression de trop ramer, principal point noir du système, c'est sans doute oublier que bon nombre d'utilisateurs ne peuvent pas se permettre de mettre à jour tous les deux à trois ans (voire à une cadence plus soutenue) leur équipement informatique (et je ne parle pas des entreprises, où le parc informatique s'exprime facilement en dizaines de PC minimum, et où l'on peut encore trouver des postes tournant sous Windows 2000, voire sous Windows 98 ! 8-O ), et donc acheter un PC suffisamment puissant pour tourner sous Vista sans peine (ou le moins possible :-/ ). À l'heure où les ultra-portables prennent des parts de marché de moins en moins négligeables et sont attirants non pour leur puissance, mais pour leurs prix moins élevés que les PC classiques (tant portables que de bureau), la configuration requise par Vista ne pouvait que mal tomber et, par là même, susciter moins d'enthousiasme, un an et demi après son lancement, que son prédecesseur, Windows XP, après la même période, comme le montre une étude de XiTi Monitor.

Bref, de quoi inviter l'utilisateur à s'ouvrir vers un autre horizon où, s'il ne peut trouver un PC neuf tournant encore sous Windows XP (théoriquement, ce dernier n'est plus commercialisable depuis fin juin dernier) ou s'il ne peut s'offrir un Mac, il pourra, même avec un modeste ordinateur ultra-portable, découvrir Linux et, indirectement, des logiciels open source, voire libres, utilisant des formats non propriétaires.